• Acteurs du Grand Paris

Dîner-débat sous le signe de l'architecture et du Grand Paris

Les Acteurs du Grand Paris se sont réunis mardi 15 février à l’Aéroclub de France pour le premier dîner-débat de l’année 2022, placé sous le signe de l’architecture et du Grand Paris.

Les membres de l’association ont assisté à une conférence donnée par le Grand Prix de l’urbanisme 2021, Djamel Klouche, qui a partagé sa vision de la ville de demain, appuyée par des photos de ses réalisations précédentes, notamment sur le plateau Saclay.


L’auteur de « Grand Paris Stimulé » a développé l’idée d’une ville refondée à partir du tissu existant, sur deux niveaux, et a souligné la nécessité d’inventer des modèles conciliant habitation, activités productives et pas seulement tertiaires en lien avec l’objectif d’un urbanisme « zéro artificialisation nette ». Il est également revenu sur le concept de Carlos Moreno, « la ville du quart d’heure », qui est l’une des ambitions du Grand Paris dans les décennies à venir et que Djamel Klouche a mis en pratique dans la ville de Bordeaux.


Le co-fondateur de l’agence AUC a ensuite répondu aux questions des membres, portant notamment sur la mise en application de cette vision, sur le bouleversement idéologique que les enjeux climatiques impliquent et le rapport aux élus quant à l’avènement d’une nouvelle manière de penser et de construire la ville.


La soirée, animée par Thomas Hantz (président des AGP) et Dominique Boré (Maison de l’architecture IDF), a permis de poursuivre les débats. Guillaume Sibaud (Tryptique), Marc Franco (CAAU) et Claire Cauchetier (Elithis Groupe) notamment, ont été abondamment sollicités, sur la place de l’architecture dans le Grand Paris, la possibilité d’une ligne commune, ou encore l’objectif « zéro artificialisation nette ». Ils ont également évoqué leurs parcours respectifs, leurs ambitions et le rapport qu’ils entretiennent à leur métier.


Au sein des différentes tablées, le débat s’est prolongé, mêlant goût du verbe et richesse d’un sujet qui interroge, avant de laisser place à une épreuve inattendue dont certains ne sont pas sortis indemnes : le dessert, un vacherin surplombé d’une meringue qu’il était audacieux de vouloir segmenter, au risque d’éclabousser ses voisins…


En raison de la crise sanitaire, les Acteurs du Grand Paris n’avaient pas encore pu se réunir cette année. Ce dîner-débat a été l’occasion des retrouvailles pour certains, mais aussi, pour les nouveaux membres de se présenter. Un moment de convivialité, entre réflexion et partage.


Ce soir, ce n’est pas seulement le Grand Paris mais également ses acteurs qui étaient stimulés.


Thomas Potier